Tout en BD, 3 août 2019

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Retrouvez Victorine et Lavalette, acteurs de la Commune de Paris qui vient juste d’être proclamée et déjà attaquée. dura un peu plus de deux mois. L’auteur nous en offre une vision fascinante au travers de gravures contemporaines des évènements. Une plongée originale toujours aussi intéressante dans les archives de la ville de Paris.

Mars 1871, la Commune de Paris est proclamée mais, contre toute attente, au lieu de conserver le pouvoir, les révolutionnaires choisissent d’organiser des élections. Lavalette qui a habité l’immeuble de Raphaël Meyssan, 150 ans plus tôt, fait toujours partie qui ont activement participé aux évènements. Pendant ce temps à Versailles, les militaires préparent la riposte…

Évidemment, ce deuxième tome des Damnés de la Commune ne profite plus de la surprise ressentie par lecteur par rapport au principe de la série : aucune case dessinée par le graphiste Raphaël Meyssan (de son propre aveu, il ne sait pas) mais un assemblage de gravures anciennes (mais aussi d’extraits de correspondances et de coupures de presse) patiemment recadrées, zoomées, triturées sur lesquelles sont ajoutées des dialogues et des textes afin de raconter l’histoire de la Commune de la manière la plus vivante possible. Et de ce point de vue, surprise ou pas, le récit fonctionne toujours : la narration est fluide, les évènements sont bien expliqués et les gravures élégantes. Le lecteur découvrira quelques clins d’œil à la politique contemporaine, le graphiste mettant notamment en parallèle les mots durs des bourgeois de l’époque envers le peuple en colère et les petites phrases lâchées par quelques uns de nos Présidents de la République…

En attendant la conclusion, dans le troisième et dernier tome prévu fin 2019, de la Commune de Paris (dont on sait qu’elle n’aura duré que 72 jours), on pourra également méditer sur cette affiche du comité central pour annoncer les élections à la Commune : « Ne perdez pas de vue que les hommes qui vous serviront le mieux sont ceux que vous choisirez parmi vous, vivant votre propre vie, souffrant des mêmes maux. Défiez-vous des ambitieux et des parvenus, les uns comme les autres ne consultent que leur propre intérêt et finissent toujours par se considérer comme indispensables. (…) Évitez ceux que la fortune a trop favorisés, car trop rarement celui qui possède la fortune est disposé à regarder le travailleur comme un frère ».

 

 

(L’article sur Les Damnés de la Commune de Raphaël Meyssan, à lire dans Tout en BD du 3 août 2019)

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