Télérama : « Un grand poème graphique »

Cécile Mury signe une magnifique critique du film Les Damnés de la Commune dans Télérama du 17 mars 2021.

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Les damnés de la Commune

TTT (On aime passionnément)

Elle s’appelle Victorine. Cette Parisienne nous raconte son histoire, exaltante, tragique. Nous sommes en 1871, et Victorine s’apprête à prendre part à l’un des événements majeurs du XIXe siècle, la Commune de Paris. Inspiré, entre autres, des mémoires d’une authentique communarde, ce somptueux film d’animation réussit l’exploit de nous immerger dans un récit à la fois épique et intime en n’utilisant que des gravures d’époque.

Pour 150e anniversaire de la Commune, Raphaël Meyssan adapte magistralement sa bande dessinée [1], jouant des plans larges, des mouvements de caméra, des plongées dans la matière du dessin, sillons noirs et blancs d’un corps, d’un visage… L’animation proprement dite surgit par petites touches saisissantes : un regard scintille, des corbeaux s’envolent, des balles tracent leur chemin de mort. Ce grand poème graphique emmené par les voix de Yolande Moreau et Simon Abkarian, et par la musique expressive de Yan Volsy et Pierre Caillet, retrace aussi avec une implacable précision, une infinie compassion, les événements qui menèrent à la Semaine sanglante, cette répression qui, à la fin du mois de mai 1871, tenta, au prix d’un massacre inouï, d’effacer de l’histoire une révolution et ses idéaux. Plus qu’un documentaire historique, ou une expérience esthétique : un grand film humaniste.

Cécile Mury

 

(Lire la critique de Cécile Mury sur le film Les Damnés de la Commune sur le site de Télérama.)

 

—  Voir la vidéo de François-Xavier Richard Télérama
—  Lire l’article de Cécile Mury dans Télérama

[1Les Damnés de la Commune (3 tomes), aux éditions Delcourt.